12/03/2015

Prix QPN / la question du plan d’accrochage


Mais pourquoi un plan ?

Chaque année la question revient concernant le plan à joindre au dossier de candidature, on nous demande le plan de la salle pour pouvoir établir un métrage précis de l’accrochage envisagé.

Ainsi que précisé dans le règlement le plan d’accrochage est demandé « à titre indicatif ».

Cela permet de se représenter rapidement, lors d'un tour de table en jury de présélection puis lors du jury final, comment l'auteur  envisage le séquençage de ses travaux (lignes, groupes d'images, rapport des formats, Types de tirage etc.).

Du point de vue pratique

Vous pouvez proposer un plan sur une ou plusieurs feuilles A4, celles-ci peuvent être assemblées (un adhésif au dos suffit) : cette solution est idéale, d’un coup d’œil on comprend les intentions du photographe.
Le plan peut être réalisé par ordinateur avec un logiciel de retouche d’images ou de mise en pages, on peut alors être précis avec des images à l’échelle.
Mais vous pouvez aussi confectionner un plan plus rustique, l’important est sa lisibilité et sa simplicité !

Le lieu d’exposition

La salle qui recevra le Prix QPN n'est pas communiquée à l'avance et d'ailleurs nous ne savons pas encore laquelle nous utiliserons, cela dépends justement des travaux exposés, dont le Prix QPN.
Nous précisons un linéaire de 25 m afin de cadrer un peu les propositions, on ne pourrait de toute façon aller au-delà.
Chaque année le/la lauréat(e) établit son plan d’accrochage « réel » en dialogue avec le festival et cette fois avec l’aide d’un plan et de photos de la salle proposée.

En résumé il ne faut pas chercher à concevoir un plan définitif  pour un espace déterminé mais plutôt un document qui nous fera gagner du temps pour visualiser la séquence et le rapport des formats.

© la QPN




13/02/2015

Prix QPN 2015 Appel à candidature

Mezli Vega Osorno The Valley - Prix QPN 2014 - Dulcie Galerie / Photo :Samuel Hense

10 ème édition du Prix QPN
Appel à candidature

On ne s'était pas donné rendez-vous dans 10 ans mais on y est !

Voilà, un peu comme Kirikou, on n'est pas bien grand mais on est vaillants!
Et fort fiers des 10 lauréats du Prix QPN :
  • 2006 Aurore Valade
  • 2007 Patrice Normand et Cédric Martigny
  • 2008 Geoffroy Mathieu
  • 2009 Frédéric Delangle
  • 2010 Yveline Loiseur
  • 2011 Sandra Schmalz
  • 2012 Aï Estelle Barreyre
  • 2013 Estelle Zolotoff
  • 2014 Mezli Vega Osorno
Qui veut prendre la suite ?
Vous avez jusqu'au 15 mai 2015 pour envoyer votre dossier.
Infos et modalités de participation sur le site ou sur le groupe Facebook de la QPN.
Mezli Vega Osorno The Valley - Prix QPN 2014 - Dulcie Galerie / Photo :Hervé Marchand



03/02/2015

Stage avec Martin Bogren

Martin Bogren - QPN 2014 au Temple du goût / Photo :Samuel Hense

Stage / Workshop

14 au 17 mai 2015 à Nantes
4 jours avec le photographe Martin Bogren
programmé à la QPN 2014 avec sa série Tractor Boys


Martin Bogren est né en Suède en 1967 et vit maintenant à Malmö.
Au cours des dix dernières années, son travail a évolué au travers de projets à long terme consacrés à une approche personnelle et incluant notamment un retour sur les lieux de son enfance. Le travail de Martin est largement exposé à l’international et il a notamment obtenu une grande reconnaissance avec sa série Tractor Boys - 2013.
Il a publié plusieurs ouvrages (Ocean, Lowlands, Tractor Boys…) et est actuellement représenté par la Galerie VU’ à Paris.
www.martinbogren.net


Inscriptions :
Fr / Eng

23/01/2015

2015

Toute l'équipe de la QPN vous souhaite une belle année 2015, riches en découvertes, croisements, rencontres ; emplie d'envies pour le lendemain, de curiosité pour l'ailleurs, de goût pour l'autre !

Le thème de notre prochaine édition, choisi il y a longtemps, résonne de façon particulière en ces jours de janvier marqués par la violence des actions terroristes.
Ce "chaos" dont nous allons parler n'est pourtant pas celui purement destructeur de la violence, mais plutôt cet état préalable à toute construction, comment entre l'ordre et le désordre, les choses naissent, revivent, se reconfigurent.


Tout cela est en construction.


Rendez-vous en septembre prochain !



12/10/2014

Interview de Andreas Weinand


Andreas Weinand
Colossal Youth

Interview à l'occasion de son exposition Colossal Youth au Temple du Goût dans le cadre de la 18ème QPN "Devenir".
Interview réalisée par Paul Demare
Traduction : Patricia Guerin

On a le sentiment avec Colossal Youth d’être face à un genre de photos de famille. Quels rapports entreteniez-vous avec les jeunes que vous photographiiez ? Dans quelles circonstances sont nées ces images ?

C’est formidable que mes images vous évoquent des portraits de famille. Je suis rentré dans ce groupe comme un étranger et suis petit à petit devenu familier avec ceux que je photographiais. Ca m’a émotionnellement ramené à des sensations que j’éprouvais étant adolescent.
Je réfléchissais au thème de la jeunesse depuis 1986 et autour de l’âge de 30 ans, alors que je travaillais sur mon examen terminal à l’école Folkwang, j’ai eu la chance d’entendre parler d’une fête qui était censée durer trois jours. Lorsque je suis arrivé sur place, j’ai tout de suite su que j’avais trouvé les gens que je cherchais. C’était à la fin de l’été 1988.

Les images datent de la fin des années 1980, début des années 1990, quelles étaient vos influences photographiques à l’époque ? Aviez-vous des modèles en tête (photographiques, cinématographiques…) pour aborder votre sujet ?

Les livres de Larry Clark, Tulsa et Teenage Lust, m’ont beaucoup inspiré. En les regardant au début des années 80, j’ai immédiatement réalisé que j’avais manqué de photographier quand j’étais jeune et que je ne savais pas quoi faire dans la vie. Des scènes vues et des sensations ressenties lors de toutes ces fêtes auxquelles j’avais participé avec des amis et camarades de classe lors de nos années étudiantes…
J’étais étudiant lorsque j’ai eu l’occasion d’apprendre et de développer mes compétences photographiques. Lorsque j’ai commencé à étudier la photo à l’école Folkwang à l’automne 1980, je ne savais pas grand-chose de l’histoire de la photographie. Bien que j’avais toujours inconsciemment eu le rêve de devenir photographe, je voulais apprendre la peinture. Je considérais que la photographie était trop facile. Je pensais que les gens et les scènes étaient déjà là et qu’il me suffisait de les photographier. Je ne voyais pas la difficulté de l’exercice. C’est une conférence donnée par Garry Winogrand à notre université à l’automne 1982 qui m’a ouvert les yeux sur ce que signifiait vraiment le fait d’être photographe. Dès le lendemain, j’ai débuté mon projet « Approaching a Neighborhood » (« à la rencontre d’un quartier ») et décidé d’apprendre et d’explorer le monde de la photographie. Etape par étape.
Au départ, j’ai également été inspiré par des photographes tels que Diane Arbus, Robert Frank, Henri Cartier-Bresson, Robert Doisneau, William Klein, Larry Fink, Mary Ellen Mark et par des réalisateurs tels que Federico Fellini, Pier Paolo Pasolini, Luchino Visconti, Ingmar Bergmann, Éric Rohmer, Jean-Luc Godard – Alphaville : Une étrange aventure de Lemmy Caution -, Rainer Werner Fassbinder, Herbert Achternbusch, G.W.Pabst - Westfront 1918 ( 1930 )-, Edgar Reitz - Heimat -, etc. mais aussi des peintres comme Rembrand, George Grosz, Christian Schaad, pour n’en citer que quelques uns. Joseph Beuys et le mouvement Fluxus étaient également actifs à Düsseldorf, où je vivais jusqu’à 1986. Il y a tellement de sources d’inspiration qui se sont immiscées dans ma photographie qu’il m’est impossible de me souvenir de toutes. Au début des années 80, j’allais au cinéma 5 jours par semaine. Ca m’a ouvert l’esprit. Puis au milieu des années 80, j’ai ensuite découvert le travail de Martin Parr, Paul Graham, Joel Sternfeld et Joel Meyerowitz. Ce furent ensuite Nan Goldin et Nobuyoshi Araki au début des années 90.

Quelle distance vous fallait-il pour réussir ce documentaire ? Fallait-il être partie prenante de ces fêtes, un recul était-il nécessaire… ?

En photo, je dois toujours trouver l’équilibre entre la proximité et la distance. Je prenais part à ces fêtes pour pouvoir prendre des photos. Je suivais mon instinct en observant très attentivement tout ce qui s’y passait. Bien que j’y étais admis en tant que photographe, c’était parfois difficile pour moi d’accepter mon propre rôle d’observateur. La situation était source d’un grand conflit intérieur pour moi, pas pour les gens que je photographiais. J’ai été émotionnellement très proche de chacun d’eux et mon travail a ensuite été de transformer ces perceptions en images.

On devine, notamment avec la naissance d’enfants, une évolution dans la vie des jeunes que vous avez photographiés. Saisir le passage à l’âge adulte faisait-il partie de vos intentions au moment de commencer ce travail ? Cela aurait-il un sens pour vous aujourd’hui de prolonger Colossal Youth par d’autres images qui montreraient « ce qu’ils sont devenus » ?

Quand j’ai débuté ce travail, mon but était d’exprimer la force du rejet des conventions de la société bourgeoise. La photographie m’a permis de replonger dans mes propres sentiments d’adolescent et de prolonger cette attitude avec mon expérience d’adulte. Je me suis concentré sur la période allant de l’enfance à l’âge adulte. Cette phase de recherche de qui l’on est vraiment.
La naissance d’un enfant n’était pas prévue. Ça a effectivement transformé la vie de Mélanie. J’avais photographié la vie festive de ce groupe pendant plus de deux ans et cette nouvelle perspective ouvrait mon travail à la dimension des responsabilités de l’âge adulte.
Je suis toujours resté en contact avec Mélanie. On se revoit de temps en temps. J’ai photographié son mariage et ses enfants. Quand je lui ai présenté le livre en 2011, elle m’a appris qu’elle était devenue grand-mère, ce qui signifie que Fee, la jeune enfant que l’on voit sur les photos de famille est maintenant mère elle-même. J’ai bien sûr continué à faire des photos de Mélanie avec ses filles et la jeune famille. Je suis très heureux de rencontrer Fee et sa fille Amélie.

Comment expliquez-vous le succès de Colossal Youth (4e édition du livre en 2014) ? Au-delà de la qualité indéniable de votre travail photographique, comment faut-il comprendre l’intérêt du public (et des éditeurs, des programmateurs, des journalistes…) pour la jeunesse et la marginalité ?

Il est probable que le temps soit venu. Ces images font maintenant partie de l’histoire mais n’en donnent pas l’impression. Ce décalage dans le temps peut aider. J’ai appris la patience, me sens plus détendu et j’ai laissé les images suivre leur chemin. Elles s’adressent aujourd’hui à un public plus large qui a en plus développé un intérêt pour les années 80. A la fois les jeunes et les gens plus âgés peuvent y voir des scènes qui leur paraissent familières. C’est de la photographie brute, directe, vibrante. Un discours personnel qui ne se sert d’aucune convention.
Le fait que Colossal Youth existe sous forme de livre lui assure une présence et une permanence dans le temps qu’on ne peut effacer. C’est comme une exposition itinérante qui parcourrait le monde. Je suis très satisfait du design du livre. Mon éditeur, Hannes Wanderer, a fait un très beau travail. La jeunesse est une période importante dans la vie. Personne n’a envie de se sentir vieux. C’est une source d’inspiration.

Comment situez-vous Colossal Youth dans l’ensemble de votre travail ? Une étape ? Un aboutissement qui vous a permis d’évoluer ? Un succès encombrant ?

C’est un vrai sujet fondamental qui est en résonance avec mes projets antérieurs et postérieurs.

Le Temple du Goût QPN 2014 © QPN / Hervé Marchand

09/10/2014

ZINES OF THE ZONE à l'Atelier

ZINES OF THE ZONE
Les 11 et 12 octobre à l'Atelier
Nantes - 1 rue de Chateaubriand
Deux jours consacrés à l'auto-édition de livres et magazines photo, des centaines de références en consultation, il faut donc prévoir quelques heures pour bien en profiter !

NOCTURNE LE VENDREDI 10 OCTOBRE DE 19 H à 21 H

Les créateurs de Zines of the Zone seront présents à l'Atelier pour présenter ce projet, plus de 1000 références aujourd'hui !
Zines of the Zone est une bibliothèque spécialisée dans le livre photo auto-édité, ou photozine.
Pratiquée par un nombre grandissant de photographes [qui s'associent pour former des maisons d'édition indépendantes], l'auto-édition de livres photographiques contourne les circuits institutionnels de l'édition et de la photographie: elle donne non seulement à voir des images, mais explore également le livre comme médium à part entière, comme champ d'expérimentation. Ces objets singuliers, produits pour la plupart avec de faibles moyens et limités dans leur nombre d'exemplaires, attirent aujourd'hui l'intérêt de collectionneurs et de galeristes. Victimes de l'engouement qu'ils suscitent, ils sont rapidement épuisés et disparaissent de la circulation, se retrouvent hors d'atteinte.
"Notre initiative vient de cette constatation: nous voulons à la fois rendre ces objets visibles, les faire durer dans le temps et en permettre la libre consultation.
Le lancement de notre bibliothèque prend la forme d'un voyage à travers l'Europe [étendue à Istanbul]. Début 2014, nous partons pour cinq mois de route, à la rencontre des différents acteurs du mouvement, en vue d'échanger autour des pratiques de l'auto-édition, de collecter des ouvrages, de sensibiliser à le public à cette pratique et de développer un réseau européen."
Zines Of The Zone

01/10/2014

Nocturne au Temple du Goût "Les rues du bois"

RENCONTRE / PROJECTIONLe vendredi 03 octobre de 19 h à 21 h au Temple du Goût

Anne Bossé et Myriam Héaulmé
"Les rues du bois"
Quête photographique dans la Métropole nantaise

Pour une recherche en sciences sociales (commanditaire Plan Urbanisme Construction Architecture), Anne Bossé, chercheur, et Myriam Héaulmé, photographe, s’engagent dans un travail photographique et d’écriture, à deux.
À l’épreuve de ce double regard, 24 rues, une pour chaque commune de l’agglomération nantaise, choisies parce qu’elles s’appellent rue du bois (petit ou joli, Hardy ou doré) et que seul ce mot « bois » est commun aux rues de ces 24 communes.
Le travail photographique restitue cette quête du bois dans ce territoire majoritairement résidentiel et pavillonnaire.
Sous l’artifice et le prétexte ludique se dessine une vision renouvelée des mondes de la périphérie.